La Pn-ologie
Ce qu'est une paix juste
En fait, en terme de guerres, la pn-ologie est surtout un moyen d’expliquer pourquoi ce qui marche, marche, et ce qui ne marche pas, ne marche pas.
La question — de la victoire ou de la défaite — est celle de la posture.
Et si la façon de déclarer une guerre est ce qui permet de faire relever ces actions de la Pn-ologie, la façon de la gagner, coule alors de source.
Le gagnant de l’histoire est celui qui a une posture de noblesse, et le perdant de l’histoire est celui qui utilise une posture de noblesse pour justifier ses actes injustifiables.
Donc la question revient au final à celle de la justification, de la raison, et de la capacité à en sous-peser la balance.
En particulier dès qu’un objet est utilisé comme un moyen, la raison s’échappe dans la sous-jacence, et le résultat est nécessairement décevant, par fabrication.
(pas sûr que les gens suivent mais je continue, juste pour dire que)
l’expression « la fin justifie les moyens » est un red-flag du PN qui commet une permutation entre la fin et les moyens. Il ne connaît pas de fin, car elle est toujours un moyen d’avoir autre chose, d’irrationnel.
Donc si « la fin est un moyen », elle est nécessaire, obligatoire, essentielle, vitale, et tous les coups sont permis. Sinon c’est l’effondrement, la catalepsie.
Dans le système économique, c’est exactement pareil, les moyens, c’est l’argent, et la fin on s’en fout. Le but c’est l’argent. Pourquoi faire ? On n’en sait rien. Quitte à détruire le monde. Le moyen devient un fin en soi.
C’est là qu’on utilise l’expression « chasser des fantômes ». On cherche quelque chose qui permettra d’avoir quelque chose d’autre, même s’il n’est pas défini, et on s’en fout de le définir.
Le Riche est un PN qui a tout pouvoir et les gens n’ont qu’à se plier à tous ses désirs s’ils veulent survivre.
Et le trait identifiable dès le début qui évite de s’embourber dans une relation perdante-perdante avec un PN, est de demander : « Que veux-tu » ? (et non pas de le deviner ou de faire croire qu’on le devine, ou de croire qu’on comprend ou qu’on n’a pas besoin de le savoir).
Car qu’on veuille, c’est un symptôme, causé par le fait que quelque chose empêche de comprendre qu’on l’a déjà. et ce n’est jamais une action externe qui permettra de s’en rendre compte. Et l’égo ne l’autorise même pas, ce qui est un peu contradictoire.
L’égo a besoin de rester pur, infranchissable, in-influençable, pour pouvoir garantir la survie au cas où un lion sort du bois.
Le PN ne cesse de déblayer le chemin à son égo par peur qu’il perde de sa puissance. Car il n’est pas sécurisé en lui-même, et ne connaît pas la paix.
Quand on dit « Que veux-tu ? » la personne répond à côté. elle dit que l’autre, ceci ou cela. On lui demande alors : « Que veux-tu, toi ? » Il répond encore par rapport à l’autre. C’est la peur de l’autre qui le définit. Il reposer encore la question : « Que veux-tu, toi ? ».
Et il continuera à chercher des causes symboliques, des objets subjectifs, des significations discutables, des raisons fuyantes.
Il continuera tant qu’on ne lui aura pas offert ce dont il a besoin et qu’il lui suffit de demander : la paix.
Ce qu’ils appellent « un paix juste ».
« Une paix juste » n’est pas une réponse aux demandes aberrantes, des compromis, ou des arrangements.
C’est une explication de la raison pour laquelle il n’y a pas à craindre de rupture de la paix.
et c’est très difficile, dans le capitalisme.

